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Quête de sens et éco-anxiété

 5 mars 2024 

EDITO 1024x503 1

La notion d’éco-anxiété émerge dans la presse écrite à partir de l’été 2019 alors que la France subit durant cette période deux vagues de chaleur exceptionnelles. Puis, durant l’été 2021, deux publications (un nouveau rapport particulièrement alarmiste du GIEC au mois d’août, « Changement climatique 2021 : les éléments scientifiques » et une étude scientifique consacrée à l’éco-anxiété des jeunes publiée dans « The Lancet ») font l’objet d’une très importante couverture médiatique en France et ailleurs. Cette notion a été théorisée à partir de 1997 par la chercheure en santé publique belgo-canadienne Véronique LAPAIGE.

L’éco-anxiété se manifeste par un sentiment de préoccupation, d’inquiétude, d’anxiété et d’angoisse, provoqué par les réalités écologiques actuelles que les médias ne cessent de présenter et par les menaces qui pèsent sur l’environnement, menaces liées essentiellement au dérèglement climatique. Cette éco-anxiété est aussi liée aux guerres, aux pénuries, à la violence, au risque économique ou sanitaire.

L’éco-anxiété est souvent considérée comme le nouveau « mal du siècle ».

Le dérèglement climatique est désormais l’une des principales préoccupations des Français et la proportion de celles et ceux qui se disent inquiets face à cette menace est élevée.

Les symptômes générés par cet état peuvent être les suivants : crises de panique, angoisses, insomnies, pensées obsessionnelles, troubles alimentaires, émotions négatives (peur, tristesse, impuissance, colère, paralysie…). Ces symptômes perturbent notablement la vie quotidienne de certains individus. Les consultations médicales pour ce motif sont de plus en plus nombreuses. En France, comme ailleurs, le nombre de personnes éco-anxieuses semble s’accroître de façon significative.

L’éco-anxiété peut avoir un impact significatif sur le bien-être mental des salariés et donc des conséquences dans le cadre du travail. Certains salariés peuvent se sentir impuissants face aux défis environnementaux et avoir l’impression que leur travail n’a pas de sens.

Comment l’entreprise peut-elle contribuer au mieux-être de ses salariés en réduisant l’éco-anxiété en milieu professionnel ?

Il est certain que lorsque les personnes s’engagent dans des actions collectives, elles se sentent mieux. L’engagement collectif fait du bien, car il permet de transformer une expérience individuelle en savoir commun.

L’entreprise peut alors mettre en place les actions suivantes :

  • construire une stratégie RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) en mettant en place un groupe de travail avec des salariés de l’entreprise ;
  • encourager les salariés à partager leurs idées pour aider l’entreprise à devenir plus respectueuse de l’environnement ;
  • faire figurer la préoccupation environnementale en élargissant par exemple le périmètre du DUERP vers un DUERP-E (Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels et Environnementaux) ;
  • mettre en place des pratiques éco-responsables, (utiliser des sources d’énergie renouvelable, réduire la consommation d’énergie et d’eau, encourager le recyclage, etc.) ;
  • offrir des formations pour aider à comprendre les problèmes environnementaux et apprendre comment ils peuvent contribuer à la protection de l’environnement ;
  • etc.

L’entreprise doit communiquer sur sa stratégie environnementale.

En considérant l’éco-anxiété comme pouvant être une source de motivation pour les salariés, ceux-ci peuvent se sentir plus investis dans leur travail s’ils ont le sentiment de contribuer activement à un objectif plus grand que leur entreprise.

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