L’actualité
Edito
Pas de report, pas de regret
16 avril 2025

Enfin une décision cohérente !
Dans un pays où le mot « report » est devenu un réflexe habituel dès qu’une réforme pointe le bout de son nez, voir l’amendement demandant un nouveau délai pour la facture électronique être refusé ce vendredi 11 avril 2025 fait presque figure de révolution et pour une fois, dans le bon sens.
Soyons honnêtes : on en parle depuis des années de cette facture électronique.
Les échéances sont connues, les outils sont en train de se mettre en place, les acteurs sont prévenus. Alors pourquoi, encore une fois, tout repousser ? Parce que tout le monde (même l’Etat ?!) n’est pas prêt ? Mais qui le sera, si on ne fixe jamais de cap ferme ?
La facture électronique, ce n’est pas juste un gadget technocratique de plus. C’est une avancée majeure, une modernisation indispensable, et surtout, une opportunité pour les entreprises françaises de gagner en efficacité, en transparence et en compétitivité. On ne peut pas vouloir un État moderne, une économie numérique et des entreprises digitalisées, et dans le même temps, freiner dès qu’il faut appuyer sur le bouton « mise en route » et ce, alors même que nos voisins européens y sont déjà passés.
Le refus de ce report, c’est aussi un signal clair : on avance.
Ce n’est pas parfait, certes. Tout n’est pas prêt partout, c’est vrai. Les reports successifs ont déjà coûté assez de temps et d’énergie alors la priorité d’aujourd’hui n’est pas d’obtenir une pause mais plutôt un accompagnement, une montée en puissance collective : une mobilisation des éditeurs, des experts-comptables, des représentants professionnels… qui est justement en train de se mettre en place.
Alors non, ne pas repousser encore est loin d’être un caprice bureaucratique : c’est une preuve de volonté !
Une façon de dire qu’on croit que les entreprises françaises sont capables de s’adapter. Et franchement, elles le sont.
Pour le côté plus pratique, nous reviendrons vers vous très prochainement.
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